8h30 place de Montricoux, le sanglier de
la Grésigne (Bernard Demaria)
piaffait d’impatience car son compère de Sivens (Patrick Barrieu) avait du retard.
Nous étions occupés à enfiler le protège pluie quant Bernard cherchait en vain le sien. Un sac de 100 litres !
Offert gracieusement par le maire du village ferait l’affaire, enfin presque.
La couverture nuageuse ne nuira pas à la détermination des 14 vététistes. La rando VTT
en ligne à ces adeptes, cette fuite vers d’autres lieux symbolise vraiment ce qu’est ce fabuleux
sport de pleine nature. J-Marc notre assistant
bénévole chargé de la logistique demande d’une voix ferme le regroupement des troupes.
Première photo, premier tour de roue, première baignade matinale, premiers ennuis,
manque trois vététistes. Michel « papa poule » attendait héroïquement l’émergence de Brice et Camille.
Ils venaient de rater le train, à mon retour en direction du départ, j’aperçus au loin le « dragon »
qui rugissait. Les flammes de désespoir sortaient des narines de Michel qui était dépité devant le peu d’attention du groupe. S’il est important de garder la vigilance, il est aussi vital de s’occuper de ses camarades.
Un bref rappel des consignes : Toujours regarder si cela suit derrière soi afin de prévenir la tête du groupe.
Le sol est humide et nous ne tarderons pas à pédaler dans un petit ruisseau,
les pneus ripent sur des cailloux hasardeux. Nous traverserons la forêt de Brétou
où nous apercevrons deux perdreaux pour se retrouver très lentement à Roanne.
Sur les conseils très avisés de Bernard le jeune Brice quittera le groupe
en raison d’un sérieux manque de préparation physique.
Bruno le virtuose caméraman fixe l’objectif sur sa tête car,
ce qui va suivre est un des plus bel endroit en Tarn et Garonne pour vététiste passionné.
Nous descendons dans des gorges sous un tunnel de buis et de mousse,
l’omniprésence de l’eau et la résurgence du passé contribue à créer cette toile de fond
si singulière en ces lieux.
Le Frayssinet et
la Gourgue sont d’une rare limpidité, tout au fond le lavoir nous renvoie à
une époque révolue et marque ainsi la fin de cette folle embardée qui
nous procurent de réels frissons de bonheur. Bruno nous assure que ce qu’il vient de filmer
doit être vu par tout amateur de VTT. Navré, Bernard nous plonge dans la réalité,
cela va monter dur et Michel ne ce doute pas un seul instant que sa
chaîne rompra sous les coups de pédales de celui-ci.
Dans mon sac à dos, un vrai dérive chaîne, pas de ce que l’on vend en général
et qui ne sont que des misères d’outils fait essentiellement
pour vous laisser en « carafe ». Ici on ne fait pas du VTT de salon
et ce genre de raid vous le fait très vite savoir.
Tout en haut de la côte on effectuera un regroupement,
le sanglier de Sivens ne sera pas épargné : Pschitt ! Une crevaison.
Plus loin une erreur de sentier pour 5 fugueurs,
le sifflet strident de Bernard leur montre qui est le « patron ».
Tout le monde derrière et lui devant, non mais sans blague : Bande de morpions !
Nous sommes au cœur des ennuis, Patrick décide de nous quitter,
car son pneu laisse échapper de la mousse :
Trou pas suffisamment colmaté. Michel juste devant perd son sang froid
et « menace » de nous quitter, de sérieux problèmes de dérailleur,
de chaîne etc… Cela altère indiscutablement son moral,
Thierry s’apercevra rapidement de la rupture d’un galet.
Lors de la préparation d’un futur raid en Corse nous avions évoqué
ce possible problème, nous le changeons et en profitons
pour « hydrater » la chaîne.
Restait un réglage que nous affinerons au fil des kms suivant.
Sur le plateau de Caylus nous prévenons J-Marc (assistant bénévole) que nous aurons du retard.
La descente sur St Pierre de Livron est une embûche qui attire notre attention,
près du château de Mondésir
J-Jacques
nous fait remarquer qu’en modeste châtelain, il a festoyé ici lors
d’un raid VTT d’antan. La montée vers notre dame des grâces 
se fait par un chemin empierré, si de nombreux monuments religieux incitent
à la méditation on ne doit pas oublier que leur construction est consécutive
à la forte épidémie de peste qui y sévit. Le repas tant mérité est bien là mais,
point du traditionnel cake aux olives !
Malgré la fraîcheur Yann est manche courte.
Philippe évoque cette matinée en compagnie de Pascal,
médusé devant tant de beauté paysagère en si peu de temps.
20 minutes suffisent et nous surplomberons rapido presto un océan de verdure
jusqu’au village de Loze et son beau lavoir.
La prochaine descente se fera à pied, sauf pour Hugues un quinquagénaire qui ne résiste à aucune attraction et J-Yves un spécialiste qui mettra le « clignotant » un peu plus loin. Au terme d’une épouvantable montée vers St Projet,
nous soupçonnerons le regard inquisiteur du château Margot
,
personne ne proteste malgré de vives douleurs dans les mollets. Aux frontières du Lot Hugues nous quittera, le groupe récupère Jonathan qui nous accompagnera jusqu’à la fin.
Un long faut plat et une côte : Yann un engagé de dernière minute décide de rallier la ligne d’arrivée distante
de quelques Kms. Au village de Beauregard rien ne semble avoir changé, pas même cette épicerie du siècle dernier. Une rapide consultation de la carte IGN et les portes de Limognes s’ouvriront à nous.
Nous essuyons une grosse douche après une crevaison de Thierry
et nous nous abritons sous un lavoir ou « pédalent » des canetons. Notre pèlerinage se poursuivra sur
le Chemin de St Jacques de Compostelle via Varaire ou l’ombre du château de Couanac ,
hante J-Jacques, Philippe et Pascal qui décident spontanément de le visiter par la route. Le reste du groupe décide de « tourner » encore pour le découvrir par surprise,
car il ne se montrera qu’à l’orée d’un bois. Niché dans ces causses, il est une invitation permanente au tourisme à VTT, dominateur il est ici le gardien des lieux. Nous terminerons cette impitoyable journée par la route, crotté jusqu’aux oreilles et toujours sous la pluie. Quelque peu exténué nous nous réconforterons dans un cadre rural et typique, à l’auberge de la grange du Cros de Saillac 46. Cuisine simple, concocté avec des produits 100% maison et dans une véritable convivialité. Nous étions 21 et je remercie les suiveurs pour leur aide très précieuse, ce raid sera reconduit en 2008 avec une distance plus courte et du soleil ! Au final 95 km de VTT pour les costauds.... Texte: Alain
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LA MINERVOISE
Du cheval au VTT
La journée du samedi a été consacrée à faire uniquement du cheval et ce qui régala tous ceux qui ont le courage de le pratiquer. Perché sur sa jument Frank GRAMAGLIA disait qu’il était beaucoup plus facile de dompter une Amazone (Nous dirons simplement que cela n’est pas toujours évident car l’âge les rend parfois acariâtre et nous en connaissons qui ont la crinière plutôt dure !) Mon cher Franck : Ici aussi il faut savoir s’adapter ! Comme dirait certains vieux renards du club.Après un repas passé dans une chaude ambiance et une nuit courte pour d’autres : PETIT DE JEUNER = ASPIRINE

Départ à cheval le Patron des lieux
DIMANCHE : Le départ de la rando VTT à 9H30 nous laissait le temps nécessaire pour manger tous ensemble vers 13h30.Pédaler sur un large sentier au profil descendant permettait à chacun de prendre ses repères et se familiariser avec les tous nouveaux arrivés. Le passage du moulin d'Azam
un ruisseau sec à cette période (dommage)
ne présentait aucune difficulté, de l'autre côté nous allions suer un peu car la frustration battait son plein chez les grimpeurs. Le hameau du BOUYS, point culminant de la matinée donnait la possibilité aux descendeurs de filer durant plusieurs km. Derrière, les amoureux de la nature musardent en attendant J-Pierre et VERO
peut habituer aux VTT. Nous attendrons l'arrivée des voitures qui avaient la charge de porter les repas
préparés par Brigitte et Muriel (épouse de Thierry) un sacré boulot. Nous repartons vers 14h30 en direction du Moulin de Tredos, si personne ne contestait la beauté de celui-ci, il n'en est pas de même pour le profil qui nous attend. Après le passage de VELIEUX l'utilisation du GR 77 s'avère très difficile pour les moins préparés. Il est vrai que la végétation a envahi le sentier et que celui-ci s'adresse bien plus à la rando pédestre. Il fallait faire un choix. La richesse du paysage
et la marche même à VTT ne fit pas que des mécontents.
L'arrivée sur MINERVE
se faisant par un passage très dangereux en raison de la hauteur des lieux,
nous insistons sur le caractère prudent à adopter.
Beaucoup de touristes arpentaient les ruelles de ce magnifique village cathare. Tous ceux qui souhaitaient en apprendre un peu plus sur cette période se sont vus remettre un résumé de 23 pages préparé par Thierry.
Alain.
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VITALSPORT DECATHLON ET FETE DES SPORTS MONTAUBAN