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LA PAIX DU CANAL

CHEMIN DU SILENCE

 


 

Le Canal du Midi, véritable chef-d’œuvre classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO
Cette idée folle de relier la méditerranée à l’atlantique est née dès l’antiquité, il fallut attendre Paul Riquet pour accomplir l’impossible. Malheureusement ce visionnaire y a laissé sa fortune et sa vie car il n’a jamais connu l’achèvement de son œuvre : Il est mort en 1680,  restait 4 km à creuser. Cet ouvrage pharaonique suscite toujours de l’admiration pour celui qui s’aventure sur ses berges. On « sent » ici  une attirance qui vous transporte dans un passé ou le temps s’égrenait avec l’horloge de l’homme.
Pédaler durant plus de 200 km sur un terrain ne présentant aucune difficulté, représente aucun intérêt  sportif diront certains, sauf que cela reste un bon moyen d’accumuler de la distance tout en se régalant. Mais il n’y a pas que le VTT, nous avions aussi l’intention de parfaire notre culture et il était inconcevable que Michel ABRIAL qui se destinait à une carrière d’éclusier durant sa jeunesse, ne nous accompagne pas. A 20 ans, Il toucha la flamme de l’amour et il se brûla. Fort heureusement il reste encore des charbons ardents pour sa charmante épouse et des cendres encore bien chaudes. On le comprend, le canal reste son affaire et nous avons eu droit à  de véritables cours d’histoire avec des élèves studieux
comme jamais.
 
 Nous avons décidé d’un commun accord de prendre le départ à Port Lauragais afin d’éviter un maximum le goudron.  Faut savoir que de TOULOUSE à ici le bord du canal est un tapis d’asphalte propice à la ballade familiale de toute sorte et ne présente aucun intérêt pour nous vététistes.  1 , 2 , 3 , 4 km … nous voilà dans la bonne direction avec un temps des plus menaçant. Rapidement l’allure grimpe à 20 km, Adeline, Martine et Véro sont dans le tempo.  1er arrêt au partage des eaux : Endroit stratégique qui assure l’alimentation régulière du canal grâce à la rigole et achemine les eaux de la montagne noire au seuil de Naurouze. La bruine fait son apparition et nous enfilons un imper mais pour très peu de temps. Au passage du port de BRAM un cycliste couché sur sa drôle de machine,
    suscite notre curiosité. Une pratique qui reste marginale chez nous. 12h30 nous prenons le repas sur les berges non loin de l’« eau berge du canal » ou nous prendrons un « petit noir » corsé. Ce « doping » ayant pour effet de disloquer le groupe, Christian, Thierry et Georges : Tous derrière Michel qui prépare l’étape du Tour de France. Frôlant la catastrophe celui-ci évite le pire à deux reprises. Il y a parfois des courbes plus prononcées que d’autres ! L’entrée dans la cité médiévale de CARCASSONNE où nous passerons la nuit est la bienvenue car un orage menace d’éclater.
 Cité de Carcassonne
Au départ de la deuxième étape le groupe reçoit le renfort de Nicole et J-Pierre bientôt rejoint par Bernard DEMARIA  rouleur infatigable et qui comme pour rattraper un certain retard vient de CASTELNAUDARY à VTT soit 40 km de plus. Top départ, 5OO m plus bas l’ami Georges semble bien léger, il a oublié son sac à dos. Nous demandons à Christian qui assure l’intendance de le récupérer. En se jour du seigneur il convient de redoubler de vigilance car nombreuses sont les familles qui se dérouillent les rotules. La prochaine écluse nous permet d’assister au passage de deux péniches mais pendant ce temps les filles flanquées de COIN-COIN filent. Nous devons cravacher dur pour les rejoindre, les pluies de la nuit ont « gonflé » le canal qui se déverse de son trop plein.  Au départ de la deuxième étape le groupe reçoit le renfort de Nicole et J-Pierre bientôt rejoint par Bernard DEMARIA  rouleur infatigable et qui comme pour rattraper un certain retard vient de CASTELNAUDARY à VTT soit 40 km de plus. Top départ, 5OO m plus bas l’ami Georges semble bien léger, il a oublié son sac à dos. Nous demandons à Christian qui assure l’intendance de le récupérer. En se jour du seigneur il convient de redoubler de vigilance car nombreuses sont les familles qui se dérouillent les rotules. La prochaine écluse nous permet d’assister au passage de deux péniches mais pendant ce temps les filles flanquées de COIN-COIN filent. Nous devons cravacher dur pour les rejoindre, les pluies de la nuit ont « gonflé » le canal qui se déverse de son trop plein. 
    
 
Nous passons à l’écluse de l’aiguille où je vous conseille de vous arrêter pour admirer des sculptures qui ornent les berges. A l’approche de OMPS Christian et son fils nous rejoignent en remontant le cours pour nous signifier que le repas est au bord du lac. La maman de COIN-COIN nous a gentiment préparé une salade de riz et Brigitte régalera notre palais avec une succulente semoule dont elle a le secret. SANDRA qui nous a elle aussi rejoint participera à la vingtaine de kms qui nous sépare du SOMMAIL terme de notre journée. Bien avant nous passerons sur un magnifique aqueduc
    
dont on a du mal à imaginer que celui-ci est dans un tel état.  Pur instant de bonheur qui a le don de vous « flanquer » la chair de poule. Plus loin, un autre arrêt s’avère obligatoire, le premier pont canal, ce qui nous permet de constater à la surprise générale d’ailleurs que cet imposant ouvrage agit d’une manière mystérieuse sur VERO :   Jugez plutôt,  cela durera, durera nous obligeant même à intervenir devant une possible contamination du peloton.
Le SOMMAIL tant attendu :
 
  
Hameau qui a gardé une certaine authenticité avec sa librairie ancienne constituée de 50 000 livres. Balzac, Flaubert, Lamartine pour ne citer que ceux-là sauront suspendre votre envol. VERO et MARTINE se sont posées pour respirer les odeurs particulières qui parfument ces lieux, ils ont encore une âme. L’imagination peut aisément atteindre son paroxysme si l’on se  plonge dans ces lectures dont on a du mal à s’extirper. FABULEUX endroit où il est difficile de trouver à se loger. 7 km de plus pour rejoindre notre dortoir, l’accueil réservé par la maîtresse du Château et le délicieux repas préparé avec des produits maison, fait oublier la fatigue. Si vous y ajoutez la dégustation d’un bon vin devant le crépitement d’un feu de cheminée, vous avez là tous les ingrédients qui constituent le vrai bonheur. Le notre bien sur ! Après une excellente nuit et un petit déjeuner tout aussi copieux, nous revoilà sur les berges du Canal du Midi pour notre dernière étape. La température a sérieusement baissé, Michel, Camille, Bernard et Georges flanqué d’Adeline véritable « moustique » qui « suce » les roues… La plus jeune de nous tous a retrouvé la « pêche », le deuxième jour lui Ayant été un peu dur. Depuis le départ de Carcassonne, nous évoluons dans  une nature bien plus sauvage et nous traversons les vignobles du Minervois et des Corbières à l’ombre des platanes. Ici à « l’arrière saison » ça sent bon le raisin frais et juste à la fin on remercie le ciel, on fait la fête dans d’interminables banquets. Le vin coule dans les veines de ce pays depuis 20 siècles, le « rouge » ne semble plus être à la mode et je crains le pire. Nous approchons de la mer en arrivant à la bifurcation où nous laisserons sue la droite le canal de la Robine qui se termine à Port la Nouvelle.
 
Nous choisissons par la gauche l’autre option qui nous amènera à BEZIERS . Midi approche et nous sentons l’odeur du cake aux olives de la famille FONDENEIGE . Hum ! Il n’a été obtenu que grâce à de longues discussions ! Figurez-vous qu’il est très prisé par ceux qui ont eu le bonheur de le goûter. Mais nous savons qu’il y a d’autres variétés de cakes qui devraient affiner notre palais !  Nous amorçons la dernière ligne droite avec un vent favorable, au pied de l’oppidum d’ Ensérune : La colline de MALPAS « le mauvais passage » avec son tunnel. Un coup d’audace stupéfiant que nous traverserons à pied.
A l’entrée de BEZIERS l’« escalier de FONSERANNES ouvrage qui couronne la fin de notre raid. Bizarrement, la pluie vient « bénir » notre chevauchée,  et nous sommes contraints de faire au plus vite .Nous nous attarderons bien plus tard sur les impressions de chacun. Cette organisation a été rendue possible grâce au bon vouloir des accompagnants qui ont assuré la logistique avec un certain plaisir d’ailleurs.
MERCI  M. et Mme Germa, M. et Mme FONDENEIGE , Mme ABRIAL  et Christian DUTILLEUL qui c’est sacrifié pour la circonstance. Félicitons également Adeline, Véro et surtout Martine qui n’avait jamais fait autant de VTT  soit  200 km environ.
Le travail de reconnaissance avait été accompli par Christian, Alain et Thierry LALUC dans l’autre sens en deux étapes de 120 km chacune.
Texte: Alain
 

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