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TRAVERSEE DES CEVENNES
CHEMIN DE STEVENSON
GR 70
Le cheminement a toujours eu sa place dans le sud du massif central et les Cévennes s’y prêtent particulièrement. Toujours à la recherche de lieux qui vous conduisent à d’insoupçonnable voyages dans le temps, nous décidons d’utiliser le chemin de l’écrivain Robert Louis Stevenson : Pour lui, c’était il y a 130 ans. L’idée de le parcourir n’est pas nouvelle, d’autres l’ont fait avant nous. En partant pour ce raid de 250 km sur 4 jours avec 6500m de dénivelé positif, nous ne minimisons pas son aspect très sportif.
Entreprendre celui-ci, nous permet de parcourir un espace où les idées et notre façon de pédaler se croisent et correspondent parfaitement. Sachez–le nous serons payés au centuple de cette modeste peine, quoique vous en pensiez vous lecteur que nous aimons tant.
Le Velay : Les plateaux où souffle l’esprit de Stevenson
 1.2.3 , il est 13h00 lorsque nous quittons le Monastier sur Gazeille au pied de son église. Encadré par un équipement qui s’avèrera très utile sur ce raid ou tout avait été calculé de façon à minimiser les recherches sur carte et autres erreurs. Sans l’utilisation de nouvelles technologies de guidage, sauf à reconnaître minutieusement le parcours. Il est impossible de l’accomplir en 4 jours en nous laissant le temps de contempler les majestueux paysages :
Un horizon propre à stimuler les voyageurs vététistes du Guidon Montalbanais.
C’est d’ici que débutera cette formidable aventure sur un chemin qui n’est pas ordinaire :
Le GR 70 ou le Chemin de Stevenson.

Le mauvais temps que nous redoutions tant n’était pas au rendez-vous : Ciel bleu. Après une ascension de 200 mètres sans difficultés et par un sentier rocailleux, les plateaux du Velay s’offrent à nos regards.
Une petite halte au premier lavoir  ou les femmes ne viennent plus, mais le pays n’est pas désertifié et les terres sont cultivées. Tout au long de ces horizons lointains et mystérieux, la couleur verte prédomine largement. La réalité sur le site, nous cause la première frayeur, à St Martin de Fougères plus de Michel. Grâce à nos VHF, ce ne fût qu’un simple incident.
Tout en bas au fond des gorges : La Loire naissante, coule au pied de
Goudet 
village accroché au coteau. Nous y plongerons par un sentier bordé de pins et de murets en pierres, arriver ainsi par surprise c’est se créer de fortes émotions que seul les randonneurs non motorisés ont le privilège de savourer. Le site est pittoresque et on s’émerveille devant la ruine du
château fort  nommé à juste titre «Beaufort». S’extirper de ce vallon n’est assurément pas du goût des puristes cyclistes, mais le vrai VTT c’est aussi marcher. Qu’importe, le studieux Bernard est aux avant poste et il pédale avec une certaine élégance. Devant la scène bucolique qui défile à vitesse lente, il n’oublie pas au passage de mentionner que
le plan d’eau  sur notre droite est éblouissant. Que voulez-vous avec cette pluie de rayons lumineux délestés par le roi soleil, nous ne pouvons qu’admirer nous aussi. L’eau a disparu de nos camelbacs et nous nous ravitaillerons à Bouchet St Nicolas en rendant hommage à Stevenson.  Thierry Laluc s’attarde, il envisage d’acheter la ferme en pensant à son épouse Muriel. Cet endroit est situé aux croisements de routes littéralement plates et balayées par les vents, cela nous évoque bizarrement le Far West. Plus loin nous ferons la rencontre d’un groupe de vététistes venus du Jura qui nous disent accomplir eux aussi le GR 70. L’itinéraire a piqué plein sud et Philippe décide de changer sa chambre à air. Doté du matériel nécessaire suite aux recommandations d’usage, nous n’avions pas pensé que ce petit nouveau avait oublié le mode d’emploi. Malgré les conseils très avisés de Christian et de Bruno qui est notre cameraman celui-ci est devenu sans le savoir un cas d’école. Il devrait rapidement s’améliorer…A 100 m de là le reste du groupe se prélasse aux abords d’Arquejol qui a conservé sa voie ferrée  pour le bonheur de ceux qui voyagent au rythme tranquille du vélo-rail. Nous la franchirons en prenant la direction du bois de Ribeyre ou nous éprouvons quelques difficultés de passage devant l’insistance d’un troupeau de vaches. Hugues n’insiste pas et en bon Aveyronnais, il décide de les contourner. Au ¾ de cette étape nous atteignons enfin le passage le plus haut : 1265m. S’en suivra une délicate plongée sur Pradelles que nous traverserons par les ruelles en direction de Langogne terme de cette journée. Subitement Ricou qui se trouve devant moi zigzague : Une crevaison à l’avant l’oblige à se réveiller et je constate que sens une solide expérience il aurait eu droit à un bon peeling. Sur les bords du lac de Naussac le même Ricou cherche en vain son chalet dans un camping littéralement vide. Pourtant Cendrinette sa dulcinée agitait bien les bras au balcon et criait au téléphone : « Tu me vois mon chéri… » Et désespérément notre charmeur ne voyait pas. Ou diable était-il donc : Dans un autre camping ! On s’en serait douté. Le gentil Coin Coin décida en vain de lui porter secours.
Distance : 61 km ------ Dénivelé positif : 1600m
Le Gévaudan : Sur les traces de la bête.
Langogne : nous sommes en Gévaudan, le pays de la « bête sauvage » qui a semé la terreur pendant plus de cent ans et qui hante toujours les habitants. Une petite mise en jambe sera la bienvenue pour débuter cette journée que j’ai qualifié de « raid montagne ». Nous sortirons de la ville tout en douceur, petit single avant de gravir une rude côte qui nous oblige à utiliser le tout petit braquet, nous pénétrons dans la forêt de Mercoire. En ces lieux moyenâgeux elle abritait des abbayes silencieuses, certes elle a perdu de sa grandeur, mais nous sentons bien qu’elle a conservé une allure enchantée. Plus haut au cours de la traversée des landes marécageuses, nous nous enfoncerons dans des petits bosquets de bouleaux. On raconte qu’ici Stevenson y connaît une étrange mésaventure, il se perdit. En lisant de vieux grimoires, comme jadis il règne ici un étrange magnétisme et donc : pas une âme pour vous indiquer le bon chemin, nous le constatons. Le paysage semble subir un changement en descendant vers Cheylard-l’Evèque, ce petit hameau caché au creux d’un vallon offre toute la tranquillité et le charme du petit paradis. Nous pédalons à plus de 1200m et après une autre rude grimpette qui tordra nos muscles endoloris nous fondrons sur le ravin de Chadoures pour remonter vers Pradels. C’est l’heure syndicale criera Thierry Laluc qui racle les fonds de gamelle depuis un bon bout de temps. Au bord du lac de Lauradou dans cette forêt domaniale, le vent dans les arbres ne tint pas lieu de berceuse, il gronde comme une lame qui se brise : J’ai froid ! Thierry Ailhas resserre sa manivelle et nous ne nous attarderons pas malgré cet endroit que nous recommandons volontiers aux pêcheurs et autres amoureux. Une rapide descente derrière l’inexorable Hugues Lacaze et nous stopperons notre embardée aux ruines du
château du Luc ( XII ième siècle ) Il nous offre une remarquable vue sur la vallée, elle attire notre attention et nous musarderons un peu. Sous nos pieds coule l’Allier que nous longerons durant quelques kilomètres avant d’assister à une superbe cabriole de Thierry Ailhas : La faute à JIJI ( J-Jacques Soulié ) qui ne lui a pas signalé la saignée dira t-il. Nous croiserons le GR qui monte à l’abbaye des neiges pour utiliser un tout petit sentier aux allures méditerranéennes. Alors que je mettais en garde le groupe sur la prochaine difficulté à venir, nous bifurquerons à gauche pour traverser un petit ruisseau. Nous lui préférerons le pont suspendu et on longera la voie ferrée pour brusquement virer à droite à l’entrée de
La Bastide , le dénivelé nous surprend. La côte est raide, elle s’adoucira durant les 3 à 4 km pour nous hisser à 1300m. Sur cette piste rocailleuse Bernard Demaria et Christian Dutilleul se sont lancés dans une longue chevauchée, suivi à quelques dizaines de mètres par Thierry Laluc. A l’arrière Ricou (Eric Hernandez) gère ses efforts et se fera même doublé par une excellente vététiste du groupe Jurassiens. Bruno, notre caméraman semble avoir de bonnes jambes qui lui permettent d’être au cœur de l’effort. La halte qui suivra tout en haut, sera de courte durée et nous dévalerons rapidement sur Chasserades vers la prochaine fontaine d’eau fraîche. Des émanations de café arrosent le groupe, les « caféinomanes » résisterons aux bienfaits de ce stimulant éphémère. Face à nous se dresse une colline boisée, nullement tourmentés on lambinera devant le
viaduc de Mirandol surplombant la rivière du Chassezac qui prend la forme d’un petit canyon. En résistant au découragement, nous retrouvons un second souffle : La fatigue cède à la volonté de quitter ce creux charmant. Au début, le sentier est herbeux et c’est par des lacets au milieu des hêtres et des bouleaux que Hugues Lacaze et Bernard Demaria atteignent le point culminant de cette étape ( 1413m) en compagnie des vététistes Juraciens. La descente de la forêt de Goubet ce fait à vitesse grand V, grisé par celle-ci l’ensemble du groupe file et ne se préoccupe pas du sentier de droite qu’il faut évidemment utiliser. Au milieu de 1250ha qui nous sont totalement hostile il devient urgent de se ressaisir, elle abrite bien des secrets comme le hameau abandonné de
Serreméjean devant lequel nous passerons. Qui pouvait bien vivre dans ce coin perdu ? Un long faux plat nous conduira vers une superbe descente pour enfin sortir de cette interminable coiffe de verdure qui sera le dernier obstacle avant l’assaut vers le Mont Lozère.Thierry Laluc qui ne semble pas fatigué envisage même de remonter en se dirigeant à droite, sauf que nous venons de retrouver un espace dégagé et il est nettement plus aisé de descendre sur
le Bleymard qui sera la fin de cette rude étape.
Distance : 75km ------ Dénivelé positif : 1950m .
Un raid montagne !
Ž Mont Lozère : La montagne des bergers.
Nous quitterons le Bleymard pays du schiste et des lauzes, après une nuit très reposante à
l’hôtel / restaurant
La Remise ou l’accueil et le service sont à recommander. Nous récupérons Michel qui n’avait pas souhaité prendre le départ de l’étape de montagne, ragaillardis et déterminés nous partons à l’offensive vers le fameux Mont Lozère. Bernard, Jiji, les deux Thierry se détachent légèrement sur une
première piste engazonnée qui nous semble si douce et si régulière. Le Bleymard s’éloigne et bientôt nous ne le verrons plus, de larges chemins nous transportent à mi-pente du sommet ou Christian Dutilleul nous signale à l’avant la présence de randonneurs pédestres . Une forêt de sapin nous cache le sommet, l’atmosphère magique qui règne dans ces lieux est perturbé par la présence incongrue d’une modeste station de ski. Le paysage s’ouvre sur le sommet, suffisamment dégagé pour entreprendre sereinement une ascension qui du reste ne nous sera pas facilité. Constamment chahuté par un vent violent qui souffle de côté, nous avançons très lentement en logeant
les montjoies qui jalonnent le chemin. L’athlétique Bernard finira même par y laisser la chaîne. Tout en haut nous attendrons que la réparation s’effectue avec succès, pendant ce temps JIJI nous certifie que nous sommes sur le sommet (il n’est pas le seul). Il s’avèrera que nous devrons faire un ultime effort pour fouler le sol du
pic Finels à1699m : Point culminant de
la Lozère. Etrange massif nu, parsemé de chaos granitiques aux formes arrondies où s’affrontent les masses d’air froid, il fait ici moins de 10° La surprise des randonneurs, témoigne de la petite folie qui nous habite tous. Cette force des lieux qui s’imprègne immanquablement dans nos corps tout entier, cette joie intérieure que nous n’exprimons pas, tout cela sera de courte durée. Direction plein sud : Vue panoramique sur les Cévennes…Profondes et lumineuses à la fois. Le morceau de sentier n’est praticable qu’à pied et nous nous y résignerons jusqu’à la prochaine intersection ou nous laisserons à droite un refuge forestier. Hugues et Christian descendent, descendent : Trop vite et une nouvelle fois grâce aux radios je les préviens qu’ils devront remonter. A cet instant nous n’imaginons pas que quelques mètres après nous aurons droit à un panorama phénoménal sur la vallée. Brusquement nous recevrons en pleine figure, un changement radical de paysage et de climat avec la hausse des températures. Le premier village que nous traverserons sera
Finiels ou nous laisserons nos regards errer tellement ce versant sud du Mont Lozère est superbe. Profiter de ce bonheur et nous restaurer plus bas, mais avant cela nous prendrons connaissance d’un changement d’itinéraire. Ce que nous vivrons ici ne peut se raconter par des mots, tout simplement du VTT à l’état pur. Cette nature là nous subjugue et nous pénétrerons par surprise à Le Pont-de-Montvert : Intérieur du mystérieux pays des camisards. C’est ici que furent prononcés les dernières paroles du martyr protestant Esprit Séguier : « Mon âme est un jardin plein d’ombrages et de fontaines. » La pudeur et l’austérité de ce pays parpaillot ce font ressentir jusque dans les bâties de pierres. Sur l’autre versant un sentier escarpé échauffera vite nos mollets, toute la côte est pentue. Très vite, le vaste plateau
la Cham de l’Hermet redonne vie aux grands espaces ou la couleur jaune des genêts cohabite avec les gros chaos de granite. Nous laisserons un paysage quelque peu lunaire pour aborder une descente vers la vallée et remonter vers le col de
la Planette 1292m. Michel est en difficulté à l’arrière, il redouble d’efforts mais nous sentons bien sa souffrance. Je l’attends pour lui remonter le moral, mais je ne peux pédaler à sa place et à cet instant je sais pour l’avoir vécu bien souvent, qu’il faut s’accrocher terriblement. Le temps de relever la tête et reprendre son souffle, nous arrivons au signal de Bougès 1421m et c’est par son sentier de crête ou Hugues nous fait une véritable démonstration de pilotage et cette fois sur des cailloux de micaschiste. Le Mont Lozère se dévoile au loin et nous pédalons versant sud, sur un passage qui s’étire délicatement et progressivement vers le soleil couchant. Au col du Sapet, la 3ème étape touche à sa fin, il s’en suivra une interminable descente dans la forêt de Ramponenche. A un carrefour déterminant notre ami JIJI qui satisfait un besoin naturel est pris dans la griserie du soulagement et ne voit pas passer à toute « bombe ! » Ricou et Philippe qui lui filent dans le dos. Michel est stoppé en plein vol, pendant ce temps Thierry et Bernard qui n’ont pas vu les marques attendent sur l’autre sentier. Nous sommes aux portes de Florac et nous nous paierons le luxe d’utiliser des sentiers différents en sachant que nous nous retrouverons plus bas : Normalement ! Au village de Bédouès avec ses deux édifices religieux. En longeant ce petit vallon Florac deviendra incontestablement notre capitale à nous, car nous sommes dans le parc national de Cévennes. Ici, nous ne retiendrons pas le peu de chaleur dégagée par le restaurant le Globe, nous nous attendions à mieux. Par contre, nous décernerons une myriade d’étoiles au gîte d’étape
la Carline du couple Lagrave. Il règne dans ce presbytère entièrement rénové un mélange savamment dosé par ces propriétaires de culture Cévenole et de confitures maison. L’atmosphère très plaisante voir studieuse incite à la lecture, car les ouvrages sont nombreux et délicatement choisis.
Bonne nuit les petits.
Distance : 55km ----- Dénivelé positif : 1600m La majorité pensent que nous avons fait la plus belle étape
Cévennes Gardoises : Sur les traces de Modestine.
Au réveil, lors du petit-déjeuner qui ne passera que difficilement j’apprends que Michel jette une nouvelle fois l’éponge ce qui n’est pas de nature à me réjouir. Que faire ! Regretter bien sûr son absence tout au long de la journée. Après les paysages de
la Lozère nous arpenterons non pas avec un âne, mais à VTT les Cévennes Gardoises qui nous semblera très farouches. Cette ultime étape signera quelques heures plus tard la réussite de notre « expédition ». Nous longerons à flanc de colline la rivière Mimente pour atteindre St Julien d’Arpaon. Passé ce hameau nous emprunterons dans un décor qui évoque à plusieurs reprises des paysages de western, une ancienne voie ferrée laissée aux promeneurs. Falaises schisteuses, eaux limpides, ponts et tunnels que nous traverserons où il aurait été reconnaissant de méditer sur l’éphémère des œuvres humaines. En quittant la vallée par une piste forestière et bien plus haut, à la croisée de sentiers nous devront plusieurs fois nous positionner et ne pas se précipiter. Au milieu de ces forêts immenses, on pense à l’histoire des Camisards et à la révolte de ces rebelles protestants. A 1013m nous manquons la bonne direction durant quelques mètres le temps que la technique veuille bien réagir. Nous ne regretterons pas cette petite erreur, car la plongée vers
St Germain de Calberte est longue, longue et comme d’habitude Hugues qui descend décidément très vite, percera le premier les mystères d’un endroit où il faut être originaire. Ce bourg est certainement un des plus typiques des hautes Cévennes. Il s’étage sur une série de terrasse qui coupe momentanément la montagne. Ces gradins agricoles font penser à un amphithéâtre et nous resterons pour déguster le spectacle le temps d’avaler notre pique-nique. Malgré la tentation de rester allongé dans l’herbe, nous nous soustrayons doucement au farniente, à la nonchalance du midi pour poursuivre cette étape. Pas bien longtemps, le soleil produisant un effet de bien-être,
Bruno le Camis… non le caméraman ne partira pas sans avoir consommé un café au bar du coin et comme des moutons nous faisons de même. Dévastatrice la petite côte qui suivra, elle nous hissera sur une rampe de lancement vers St Etienne de Vallée Française qui nous sortira de cet endroit ou les sentiers de schistes glissent à travers le maquis habillé de châtaigniers. Ah ! Les tuiles sur les toits remplacent les lauzes, sous le pont coule le gardon et peut-être même nagent les gardons. Nous ne le seront pas, car Michel accessoirement pêcheur n’est pas avec nous. Il fait chaud, assez pour que Bernard retire son couvre chef et Thierry LALUC qui lui semble vouer une autre passion : Celle des reptiles, manque d’un doigt la queue d’un serpent qui se prélassait au soleil. Ce symbole de l’esprit du mal
dans la bible ne semble pas le préoccuper (Une de ses prochaines lectures !). La sagacité de « l’onduleur » nous épargna bien des frayeurs, il est fou ! Pensais-je. Bref, nous poursuivrons notre chemin entre deux massifs forestiers et malgré le pourcentage positif et en sachant que la ligne droite en montagne est le trajet de l’épuisement et de l’échec. Nous ne grifferons pas la pente d’un trait rageur, nous corsèterons le col St Pierre d’une série de lacets qui l’étreignent délicatement et amoureusement. Presque surpris d’arriver sur le bitume tellement nous nous sommes imprégnés de la solitude, nous replongerons aussitôt dans le décor verdoyant pour n’en ressortir que quelques encablures plus bas. Nous réalisons enfin que St Jean du Gard est au bout de cette route, mais comme pour prolonger encore et encore cette douce folie on y pénétrera en passant sur l’autre rive du gardon pour cette fois descendre de nos VTT et immortaliser cet instant si délicieux :
Nous sommes sous le vieux pont de St Jean du Gard.
Distance : 56km-----Dénivelé positif : 1300m
Etait présent sur ce raid VTT
Bernard DEMARIA, Thierry LALUC, Christian DUTILLEUL , Philippe DARBOIS , Hugues LACAZE, Thierry AILHAS, J-Jacques SOULIE, Eric HERNANDEZ, Bruno RIVET , Michel ABRIAL , Alain LUCHINI et manquait pour cause de blessure Pascal BARAT
Moyenne d’âge : 50 ans et oui ils ont encore la pêche !
UNE ORGANISATION BIEN ORCHESTREE
Si ce raid a été une totale réussite, il ne faudrait pas oublier l’aide précieuse de nos proches et amis qui nous ont aimablement transporté les bagages. Les marcheurs, qui durant tout ce séjour ont grâce à Gisèle DEMARIA tordu le cou au stress…En partant à pied découvrir le lac de Naussac, le Mont Lozère ou Coin Coin avait besoin d’une aide, le causse Méjean, le mont Aigoual etc…Toutes ces randos pédestres mise en œuvre par son épouse ont été minutieusement préparée par Bernard DEMARIA. Tout au long de ces journées, elle se chargea de guider ceux qui avaient décidé de profiter de ces espaces sauvages.
UNE RECOMPENSE INATTENDUE
A notre arrivée à St Jean du Gard, Thierry AILHAS tout nouveau licencié au club et en accord très certainement avec l’ensemble du groupe souhaitait adresser quelques mots. J’en concluais un peu rapidement qu’il voulait en guise de remerciement nous témoigner son étonnement devant la qualité professionnelle de notre club.Certes il n’a pas manqué de le souligner, mais ce dont-il lui tenait à cœur, c’était de m’offrir un des nombreux symboles matérialisant notre présence sur ce chemin :
Un tee-shirt à l’effigie de Stevenson et Modestine.
Bien que j’en fusse tout ému : Je dis merci modestement, car je n’avais pas eu le courage de Modestine.
Porter leurs bagages !
ROBERT LOUIS STEVENSON
D’origine Ecossaise, c’est dans sa 28ème année que cet écrivain en herbe décida d’entreprendre ce qui devint plus tard le Chemin de Stevenson. Révolté contre un père dominateur, il était aussi un jeune homme tourmenté vivant le drame d’un amour impossible pour une Américaine mariée et mère de deux enfants qui venait de repartir pour
la Californie. Ce voyage dans les Cévennes avec une ânesse ( Modestine ) a été une étape initiatique préludant à d’autres épreuves beaucoup plus dures.
BIBLIOGRAPHIE
Nous n’avons pas eu le temps de découvrir ou de redécouvrir son œuvre littéraire. Tous ceux qui désirent en savoir plus doivent tenter de lire notamment :
n L’île au trésor (1883)
n Dr Jekyll et M. Hyde (1886)
n Le Maître de Ballantrae ( 1888)
n
La Fausse Caisse , ou le Mort vivant (1888)
n Le Naufrageur (1892)
n Dans les mers du sud (1893)
n Catriona (1893)
Ces ouvrages sont pour la plupart disponibles en format de poche. Enfin il ne serait pas convenable de méconnaître l’âne, cet animal qui est redevenu populaire.
Il partagera peut-être votre future randonnée, lisez donc : Le livre de l’Ane (Davèze J, Raveneau A.) paru aux éditions Rustica.
LE SENTIER LA PLAQUE DE CADRE
LE TEE-SHIRT OFFERT PAR LE CLUB AUX¨PARTICIPANTS
Devant Dos

ATTENTION PARTIR SUR CE SENTIER DEMANDE UNE BONNE PREPARATION PHYSIQUE
Textes , photos et préparation parcours : Alain
| | Les joyeux lurons vététistes |
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| | JIJI ménage ses vieux os ! |
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| | Sous un soleil printanier |
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| | Village de Goudet |
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| | Ruine du château Beaufort |
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| | Une langue d'eau |
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| | Photo souvenir à Bouchet St Nicolas |
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| | Viaduc d'Arquejol |
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| | Sur les bords du lac de Naussac |
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| | Forêt de Mercoire |
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| | Lac de Lauradou |
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| | Ruines du château du Luc |
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| | Petit pont de bois |
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| | Viaduc de Mirandol |
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| | Ruines de Serreméjean |
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| | Arrivée au Bleymard. |
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| | Départ du Bleymard |
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| | Thierry étire le groupe |
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| | Christian pédale avec une grande aisance |
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| | Au sommet du Mont Lozère. |
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| | A l'entrée du village de Finiels |
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| | Le Pont de Montvers |
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| | Sur le plateau la cham de l'Hermet |
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| | Sentier de crête |
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| | Philippe DARBOIS tire les wagons ! |
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| | St Germain de Calberte |
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| | Le sourire de Bruno RIVET |
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| | Sous le Pont de St Jean du Gard |
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| | Un beau cadeau |
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| | Le parcours |
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| | Plaque de cadre |
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| | Tee-shirt offert par le club |
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| | Tee-shirt offert par le club |
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